Comment fonctionnent les boîtes noires d’un avion ?

En cas d’accident d’avion les boîtes noires sont souvent le seul moyen de comprendre ce qui s’est passé à l’intérieur de l’appareil. Mais pourquoi sont-elles orange ? Qu’y a-t-il vraiment à l’intérieur et comment fait-on pour les retrouver sous l’eau ? Réponses en images :

Comment fonctionnent les boîtes noires d'un avion ?

Les « boîtes noires » sont en réalité oranges pour pouvoir être repérées plus facilement après un crash. Elles fonctionnent toujours par deux : la première enregistrant les données de vol (FDR), et la seconde enregistrant les conversations du cockpit (CVR).

localisation des boîtes noires

Elles sont situées à l’emplacement le moins exposé en cas d’impact avec le sol ou la mer : à l’arrière de l’appareil. Chacune d’elles a un but bien précis :

type de données enregistrées par les enregistreurs de vol

Le FDR enregistre l’heure, la vitesse, l’accélération, les performances des moteurs, le cap, la pression atmosphérique et les températures intérieure et extérieure.

enregistrement des conversations des enregistreurs de vol

Le CVR enregistre les conversations et l’ambiance sonore du cockpit sur une plage de deux heures, en effaçant progressivement la plage précédente.

la mémoire ssd des enregistreurs de vol

Les boîtes noires sont enfermées dans un habillage d’acier, et à l’intérieur un isolant thermique leur permet de résister à une température de 1100°C pendant une heure. Les données sont stockées sur des puces flash de type SSD comme celles qu’on trouve dans nos smartphones ou nos ordinateurs.

signal émit par les boîtes noires

Elles sont également équipées d’une balise qui se déclenche au contact de l’eau, et qui émet une pulsation par seconde pendant 30 jours afin d’être détectée par un sonar ou un radar.

Ces 30 jours ne sont parfois pas suffisants, car en cas d’incertitude sur le lieu du crash les recherches peuvent prendre bien plus longtemps. Par exemple les boîtes noires du vol Air France 447 Rio-Paris ont été retrouvées deux ans après l’accident.

récupération des données des boîtes noires

Une fois récupérées, les données sont analysées sur ordinateur, mais selon le nombre de paramètres cette opération peut prendre plusieurs mois.

Même si les informations contenues dans les boîtes noires sont indispensables à la compréhension d’un accident, la disparition du vol 370 de la Malaysia Airlines et de ses enregistreurs de vol a démontré les limites de cette technologie. Ainsi les futures boîtes noires pourraient être des systèmes d’envoi en direct des données vers le sol, un peu à la manière d’un satellite météo qui émet en temps réel ses informations vers la terre.